One of those best evening of life, with friends that you whish you could call family.

It’s juste love everywhere, and attachment and fear for theses persons, fear to lose them.
And you have that feeling of pride when they told you things they did. And, obviously, you just feel so lucky to have them in your life.

And even if it’s not friends since years, it is real friends that you love and without whom you can not imagine life.

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Quai de gare.

           Un quai de gare, l’odeur de la ville et des cigarette, des courants d’air, du béton. Un jeune homme, une jeune femme, un couple, des adieux, un dernier instant, un baiser, moment furtif, la puissance qui s’en dégage les emportent tout deux vers leur monde, le paysage parallèle qu’ils se sont créé, un lieu qu’eux seuls peuvent voir, découvrir et explorer. Les yeux fermés, leurs sentiments s’expriment et explosent, leurs lèvres si sensibles, il suffit d’un effleurement pour qu’un déferlement d’émotions passe, une intensité rare.
           Ce couple si sensible, rempli d’amour, sur le point d’être séparé par une quelconque obligation sociale ayant tellement peu d’importance en comparaison de leur amour, et qui se retrouve dans l’instant de séparation, me brise le cœur. Ils sont si beaux et semblent tellement désemparés de devoir se quitter, qu’ils ne savent plus que s’embrasser tendrement et s’enlacer, sans jamais rompre le contact.

            Quelques mètres plus loin, un groupe de jeunes filles, elles doivent être 3 ou 4, parlant, un peu fort, c’est vrai, de leurs histoires de couples et de dragues au lycée.
Le contraste est saisissant. Elles ne sont ni stupides, ni mal polies, en temps habituel, elles ne seraient pas agaçantes, plutôt attendrissantes même. Mais cette futilité détonne à coté de l’intensité du jeune couple. Tellement de différence dans l’idée d’amour. Une réalité pour certains, un rêve pour d’autres. Et moi, au milieu d’eux, je me retrouve là, seule, mais avec un tel amour pour l’amour, que je me sens heureuse. Heureuse mais tellement bouleversée aussi, c’est à la fois un passé et un futur pour moi. L’immensité des possibilités s’offrant autour de l’amour me donne le vertige, perdue dans mes pensées je ne remarque pas que le train s’ébranle, frappée par ce qu’il m’a été donné de voir, je m’endors.

5 jours après,

Estrelha, mon amour, mon étoile,

Tu es partie. Celai fait cinq jours. Quand j’ai compris que tu partait pour de bon, ce matin là, je n’ai pas su quoi faite, comment réagir. C’était pourtant prévu, mais puisque je ne savais pas quand « ça » aurait lieu je l’avais presque oubliée, ta première phrase après notre première fois : « Un jour, je partirais, je ne sais pas quand mais quand ça arrivera il faudra que tu me laisse partir, tu ne me retiendra pas. Mais pour le moment, je reste ! » as-tu conclu en m’embrassent fougueusement. Nous avons refait l’amour et j’ai vite oubliée ton étrange phrase. Les semaines passaient et nous sommes passés de plan-cul à sexfriend puis à amant et enfin, mais nous étions foutus depuis le début, nous avons osé dévoiler nos sentiments à l’autre.

Quel magnifique instant ce fut, j’avais trouvé la femme de ma vie et elle m’aimait ! Car oui, peut importe ce que ton départ peu laissé penser, tu m’aimait, j’en suis certain. Et tu sais que je le sais. Si notre amour est l’une des choses les plus nettes de ma vie, ton départ restera pour toujours l’une des plus floues.

Pourquoi est-tu partie ? Je ne comprend pas. Notre couple, notre vie, allait pourtant bien non ? Et moi qui pensais te connaître… quelle désillusion ! Ce jour là, j’avais rendez-vous chez le bijoutier. Aujourd’hui nous serions certainement sortis pour fêter nos 4 ans, nous avons toujours tellement aimé célébrer chaque étape de notre relation, c’était, je crois, une sortie de renouvellement de vœux à chaque fois… Et en rentrant de t’aurais demandée en mariage. Je voulais passer le reste de ma vie avec toi. J’aurais parié beaucoup, énormément, peut-être même tout sur ta réponse. Aujourd’hui, je ne sais plus.

Je suis perdu sans toi. Et pourtant je n’arrive pas à t’en vouloir. J’étais prévenu. Aveuglé certainement, mais prévenu. Peut-être que j’aurais pu voir des signes annonçant ton départ, mais je crois que je me voilai la face, je ne voulais pas, j’avais oublié, ta prévision était oubliée, donc elle n’existait plus. Je crois que je savais et que j’ai donc tout fait pour ne rien voir, pour oublier, pour faire semblant. Et toit cela je m’en rend compte que maintenant, alors que je t’écris cette lettre. J’espère que ma bêtise ne t’auras pas -trop- rendu la tâche plus compliquée. Si c’est le cas je te pris de bien vouloir m’excuser, ou tout du moins me comprendre. Moi, je crois que je comprend, je comprend (sans savoir quoi comprendre), j’accepte, t’excuse et te souhaite la meilleure vie possible.

Je te comprend. Mais pourquoi ? Pourquoi est-tu partie ? Je t’aimais, mon dieu, je t’aimais… Et je pensais que ça suffirait ! Pauvre de moi… J’en viens à imaginer des scénarios impossibles : travaillait-tu pour une agence secrète  ? Le F.B.I. ? Ou alors alors un monde différent du notre existe, tu étais leur envoyée et ils t’ont rappelée à eux, ils t’ont forcés ! Les cruels. Tu ne voulais pas partir ! Estrelha, mon étoile… tu étais une créature mystérieuse, pleine de magie…

Estrelha ! Vois comment celui qui t’aime perd l’esprit. Sans toi il n’est plus rien… Sans toi je ne suis plus rien. Mon dieu, comme je t’ai aimée, comme je t’aime ! Je t’aimerais pour toujours. Et toi, je t’en supplie, aime-moi encore un peu. Je crois que si j’ai toujours une petite place (même la plus infime qu’il soit) dans ton cœur, j’arriverais à survivre, en me laissant ballotté par les remous de la vie. Mais si tu m’oubliais, alors je sombrerait profondément et coulerait à jamais.

Tu restera pour toujours mon étoile, ma lumière, mon guide. Les plus beaux moments de ma vie sont avec toi.

Celui qui t’aimera pour toujours,

Jules

Amitié

Un ami doit-il être différent ou semblable à soi ? Différence ou similitude ?

D’expérience je dirais qu’un ami « devrait » être différent de soi, parce qu’il apporte un regard extérieur, des avis différents, la possibilité de débats, des goûts différents (ce qui permet d’éviter d’avoir à partager la dernière part de tiramisu… !), des découvertes… Et pas/moins de concurrence ! Si l’ami est semblable, l’amitié n’est-elle pas moins riche ? C’est peut-être effectivement très agréable d’être compris(e) d’un coup d’oeuil, de savoir exactement ce que l’autre pense parce que c’est ce qui est également dans notre esprit. Mais ceci est également possible avec un ami différent, à condition d’arriver à une connaissance très précise de l’autre. Mais si cette connaissance n’est pas approfondie, est-ce une (grande, belle, profonde, vraie) amitié ? Deviner, anticiper, les pensées de l’autre est possible même s’il est différent de soi. Et c’est probablement plus riche puisqu’on peut (plus ou moins) comparer avec sa propre pensée.

Une (grande) amitié peut-elle être se briser ?

Mon premier élan est de dire non. Des amis peuvent se perdre de vue, mais pas ne plus avoir rien en commun (puisqu’il restera au moins les souvenirs). Après réflexion, je me dit que qu’après un gros événement (trahison, révélation…) une amitié de longue date et de grande ampleur peut être brisée.
Les gens changent, donc les amitiés aussi (puisqu’elles dépendent des gens), certaines vont évoluer en positif : l’évolution des gens va renforcer les amitiés ; d’autres vont disparaître car dorénavant plus nécessaires pour les gens. L’un et l’autre (renfort ou disparition de l’amitié) peut être positif.

Une amitié peut-elle être plus grande qu’une autre ? Toutes les amitiés se valent-elles ?

Mince. Sacrée question ! Je pense que chaque amitié est unique. Mais que toutes sont aussi grandes que possible à chaque instant. Certaines amitiés peuvent apporter plus à une personne que d’autres, mais ce « podium » n’est pas fixe, il va évoluer en fonction des « membres » de chaque amitié et des moments des vies de ses « membres » (ainsi que, forcément, de l’évolution des autres amitiés « en jeu »). Chaque amitié est grande à sa façon, chaque amitié va apporter quelque chose de grand à ses membres.
Conclusion : non, je ne pense pas qu’une amitié peut être plus grande qu’une autre, simplement (très) (très) (très) différente. Et non, je ne pense pas que toutes les amitiés se valent (puisqu’elles sont différentes). Paradoxal ? Peut-être. Mais pas tant que cela.

Amitié, amour ?

Une amitié peut-elle être identique à de l’amour ? Un amour amical. Une amitié amoureuse.

Réflexion à poursuivre…