Amitié

Un ami doit-il être différent ou semblable à soi ? Différence ou similitude ?

D’expérience je dirais qu’un ami « devrait » être différent de soi, parce qu’il apporte un regard extérieur, des avis différents, la possibilité de débats, des goûts différents (ce qui permet d’éviter d’avoir à partager la dernière part de tiramisu… !), des découvertes… Et pas/moins de concurrence ! Si l’ami est semblable, l’amitié n’est-elle pas moins riche ? C’est peut-être effectivement très agréable d’être compris(e) d’un coup d’oeuil, de savoir exactement ce que l’autre pense parce que c’est ce qui est également dans notre esprit. Mais ceci est également possible avec un ami différent, à condition d’arriver à une connaissance très précise de l’autre. Mais si cette connaissance n’est pas approfondie, est-ce une (grande, belle, profonde, vraie) amitié ? Deviner, anticiper, les pensées de l’autre est possible même s’il est différent de soi. Et c’est probablement plus riche puisqu’on peut (plus ou moins) comparer avec sa propre pensée.

Une (grande) amitié peut-elle être se briser ?

Mon premier élan est de dire non. Des amis peuvent se perdre de vue, mais pas ne plus avoir rien en commun (puisqu’il restera au moins les souvenirs). Après réflexion, je me dit que qu’après un gros événement (trahison, révélation…) une amitié de longue date et de grande ampleur peut être brisée.
Les gens changent, donc les amitiés aussi (puisqu’elles dépendent des gens), certaines vont évoluer en positif : l’évolution des gens va renforcer les amitiés ; d’autres vont disparaître car dorénavant plus nécessaires pour les gens. L’un et l’autre (renfort ou disparition de l’amitié) peut être positif.

Une amitié peut-elle être plus grande qu’une autre ? Toutes les amitiés se valent-elles ?

Mince. Sacrée question ! Je pense que chaque amitié est unique. Mais que toutes sont aussi grandes que possible à chaque instant. Certaines amitiés peuvent apporter plus à une personne que d’autres, mais ce « podium » n’est pas fixe, il va évoluer en fonction des « membres » de chaque amitié et des moments des vies de ses « membres » (ainsi que, forcément, de l’évolution des autres amitiés « en jeu »). Chaque amitié est grande à sa façon, chaque amitié va apporter quelque chose de grand à ses membres.
Conclusion : non, je ne pense pas qu’une amitié peut être plus grande qu’une autre, simplement (très) (très) (très) différente. Et non, je ne pense pas que toutes les amitiés se valent (puisqu’elles sont différentes). Paradoxal ? Peut-être. Mais pas tant que cela.

Amitié, amour ?

Une amitié peut-elle être identique à de l’amour ? Un amour amical. Une amitié amoureuse.

Réflexion à poursuivre…

Printemps

17-03-17

Le printemps est là, le soleil les fleurs… Le renouveau de la vie. C’est une période hyper symbolique, pour commencer de nouveaux projets ou, comme dans mon cas, accomplir (aboutir donc) une finalité qui se trouve être, en fait, un grand début (en tout cas, je l’espère !).
Je suis assise dans le jardin, au soleil, le pantalon remonté sur mes cuisses pour laisser mes gambettes profiter du soleil, le rougegorge et la sittelle chantent, les poules grattent, je pense, j’écris, un papillon se pose sur les primevères, un garçon, que dis-je, les garçons sortent, une partie du charme est rompu. Mais le soleil est encore là, les fleurs aussi, les poules, les papillons… les garçons jouent tranquillement. Mais l’apaisement n’était que provisoire, je le sens bien, le stress est toujours là. Mais ça ira. Ça va déjà mieux. Je suis confiante en elle, en l’équipe, en moi. Même si l’avant est stressant, ça sera génial.

J-10

Ce sentiment exaltant qui nous prend au ventre, à la tête. Lorsqu’il nous arrive quelque chose qu’on ne peut se sortir de la tête.

Décompte des jours, puis des heures, voir des minutes, le ventre qui se sert, les bouffées de chaleur…

La peur aussi, les attentes, la peur des attentes non réalisée (réalisables).

Ou alors la confiance totale, malgré les incertitudes. Dans le feu de l’instant, l’aboutissement du moment, tout ce déroulera finalement bien, peut-être (surement) pas parfaitement ou comme cela aurait pu être, mais ça ira bien.

Ça ira bien aussi grâce à la présence des personnes autour, toutes bien intentionnées, même si les priorités ne sont pas les mêmes pour tous.

Finalement je suis confiante, même si tout n’est pas prêt (même si je ne suis pas tout à fait prête), il reste un peu de temps et tout est tellement beau que ça sera bien, chaleureux, inoubliable (j’espère !).

L’après sera étrange.

Retrouvailles

             Je me jeta sur ses lèvres, avide de sensations. Sa bouche répondit à la mienne tandis que ses bras se referment sur moi et me plaquèrent contre son torse. Encore des sensations. Tout cela m’avais manqué, sa bouche, ses bras, son corps, et son odeur, mon dieu, son odeur qui s’infiltre dans mes narines, dans mes cheveux, dans tout mon corps, partout d’où elle avait été absente depuis bien trop longtemps. Il m’a manqué.
Lorsqu’il recula sa bouche de la mienne, son visage du mien, j’ouvris les yeux, les plongeant aussitôt dans les siens, me rendant terriblement compte du vide énorme en moi, de ce manque, ce manque de lui. Et comme s’il pensait exactement la même chose que moi, nos bouches fondèrent à nouveau l’une vers l’autre, tentant de « refaire le plein » de l’autre, ignorant les éventuels regards de la foule des voyageurs qui se pressent autour de nous, dans le hall de l’aéroport.
Lorsque nous nous séparons à nouveau, je pris la parole d’un « Salut… » répondant à son « Bonjour mon amour » prononcé lorsqu’il a surgit devant moi, avant que je ne l’embrassasse, « Tu m’as manqué » continuais-je. « Et toi donc » me répondit-il de sa chaude voix méditerranéenne. « On rentre à la maison ? » proposais-je. Il acquiesça et se baissa pour ramasser ses sacs d’une main. L’autre main pris place autour de mes hanches alors que nous nous dirigions vers la sortie, vers la voiture, vers la maison, vers notre chez-nous, vers nos retrouvailles, vers la suite de notre histoire.

(Ceci est une fiction)